Entreprise

Assemblée générale : les majorités selon les décisions

En assemblée générale, une résolution n’est adoptée que si elle recueille le nombre de voix prévu par les règles applicables. Pour une association, ces modalités figurent principalement dans les statuts, qui déterminent aussi les…

En assemblée générale, une résolution n’est adoptée que si elle recueille le nombre de voix prévu par les règles applicables. Pour une association, ces modalités figurent principalement dans les statuts, qui déterminent aussi les membres pris en compte.


La majorité simple, la majorité absolue, la majorité relative et la majorité qualifiée ne reposent pas sur le même calcul. Identifier la base du vote et vérifier l’éventuel quorum permet d’éviter les contestations, avant d’examiner les règles propres à chaque décision.


A retenir :


  • Statuts associatifs comme première référence pour les règles de majorité
  • Base de calcul déterminante pour compter correctement les voix
  • Quorum distinct de la majorité nécessaire à l’adoption
  • Forme juridique et nature de la décision à vérifier

Assemblée générale d’association : choisir la majorité adaptée


Comme le montre cette première étape, les statuts encadrent souvent la prise de décision associative. Ils précisent la majorité attendue et peuvent imposer un quorum, c’est-à-dire un minimum de membres présents ou représentés.


Majorité simple, absolue ou qualifiée : quelle différence ?


Pour appliquer les règles de majorité, il faut distinguer le seuil demandé du nombre de personnes participant au vote. La majorité simple signifie que les voix favorables dépassent les voix défavorables, tandis que la majorité absolue exige plus de la moitié des voix retenues.


Une majorité qualifiée réclame un seuil supérieur, par exemple les deux tiers ou les trois quarts, si les statuts le prévoient. L’unanimité exige l’accord de tous les membres concernés par la règle de calcul retenue.


Ces seuils n’ont pas les mêmes effets : une résolution peut réunir davantage de voix favorables que défavorables sans atteindre la majorité absolue. Le procès-verbal doit donc permettre de retrouver le mode de calcul retenu.


Principaux seuils statutaires :


  • Majorité simple : voix favorables supérieures aux voix défavorables
  • Majorité absolue : plus de la moitié des voix retenues
  • Majorité qualifiée : seuil renforcé défini par les statuts
  • Unanimité : accord de tous les membres concernés

Quorum et base de calcul des voix


À ces seuils s’ajoute parfois un quorum, qui vérifie si l’assemblée peut valablement délibérer. Une association peut, par exemple, devoir réunir une proportion déterminée de ses membres avant de voter une modification statutaire.


Les statuts peuvent calculer la majorité sur l’ensemble des membres, les personnes présentes, ou les membres présents et représentés. Ils doivent aussi préciser le traitement des procurations, abstentions et bulletins blancs ou nuls, dont l’effet dépend de la base choisie.


Pour les associations reconnues d’utilité publique, les statuts prévoient généralement une majorité des deux tiers des membres présents ou représentés pour modifier les statuts ou dissoudre l’association. Cette distinction entre seuil et base de calcul conduit aux règles particulières des sociétés.


Majorité en assemblée générale ordinaire selon la société


Après le cadre associatif, la forme juridique devient déterminante pour une société. En assemblée générale ordinaire, les règles varient entre SARL, SAS, SA et SCI, notamment pour le quorum et une éventuelle seconde convocation.


AGO en SARL, SAS et SA : seuils à vérifier


En SARL, la première assemblée adopte une décision ordinaire à la majorité absolue des parts sociales, sans quorum obligatoire. Si elle échoue, une seconde réunion peut statuer à la majorité relative des votes émis, toujours sans quorum requis.


En SAS, les statuts fixent librement majorité et quorum ; leur rédaction précise évite de laisser les associés sans règle explicite. En SA, la majorité simple des voix exprimées s’applique, avec un quorum de 20 % des actions lors de la première assemblée.


Si ce quorum n’est pas atteint en SA, une seconde assemblée peut se tenir sans quorum, en conservant la majorité simple des voix exprimées. Pour la SCI, les statuts restent la référence principale.


Forme Première convocation Quorum initial Seconde convocation
SARL Majorité absolue des parts sociales Aucun Majorité relative des votes émis
SAS Règles prévues par les statuts Selon les statuts Règles prévues par les statuts
SA Majorité simple des voix exprimées 20 % des actions Majorité simple des voix exprimées
SCI Majorité absolue, sauf statuts contraires Selon les statuts Majorité absolue, sauf statuts contraires


SCI et rédaction des statuts en AGO


Dans une SCI, les statuts déterminent généralement les modalités de vote et le quorum applicable. En l’absence de disposition particulière, la majorité absolue des parts détenues par les associés présents ou représentés sert de référence.


Avant la réunion, les associés ont intérêt à relire les clauses de convocation et de représentation. Une procuration admise par les statuts peut modifier le nombre de parts participant au vote et donc le résultat.


La forme sociale explique ainsi une partie des écarts entre AGO ; les décisions extraordinaires imposent ensuite des seuils renforcés, particulièrement en SARL.


Assemblée générale extraordinaire : majorité des décisions majeures


Lorsque la résolution modifie les règles fondamentales de la société, l’assemblée générale extraordinaire applique des conditions plus exigeantes. En SARL, la date de création détermine le régime de quorum et la majorité requise.


AGE en SARL créée après le 4 août 2005


Pour une SARL créée après cette date, la première convocation exige un quorum d’un quart des parts sociales. La résolution doit ensuite recueillir les deux tiers des parts détenues par les associés présents ou représentés.


Si le quorum n’est pas atteint, une seconde convocation peut être organisée avec un seuil abaissé à un cinquième des parts sociales. La majorité des deux tiers demeure nécessaire pour adopter la décision.


Ces deux vérifications sont distinctes : le quorum permet à l’assemblée de délibérer, tandis que la majorité mesure le soutien à la résolution. Confondre les deux peut fausser le décompte.


Régimes d’AGE en SARL :


  • Création après le 4 août 2005 : quorum d’un quart en première convocation
  • Seconde convocation : quorum abaissé à un cinquième des parts
  • Dans les deux cas : majorité des deux tiers requise
  • Création antérieure : règles spécifiques sans quorum obligatoire

AGE en SARL créée avant le 4 août 2005


Pour une SARL créée avant le 4 août 2005, aucun quorum n’est exigé selon les règles présentées. La décision extraordinaire doit toutefois obtenir les trois quarts des parts sociales.


Cette différence rend essentielle la vérification de la date de création avant toute convocation. Les associés peuvent ensuite contrôler les statuts et préparer un décompte conforme au régime applicable.


Une feuille de présence exacte, des procurations vérifiées et un procès-verbal détaillé donnent une trace claire du vote et de la majorité obtenue.

À retenir

Faire de chaque étape un gage de rigueur

Chaque thématique statistique repose sur les mêmes fondations : comprendre l'hypothèse avant de choisir l'outil, vérifier les conditions d'application, puis interpréter les résultats avec la prudence qu'impose toute donnée d'échantillon. Progresser en méthodologie, c'est avancer étape par étape plutôt qu'en cherchant un raccourci.

Votre checklist

  • Formuler clairement l'hypothèse ou la question de recherche
  • Vérifier que les données collectées correspondent au test envisagé
  • Documenter chaque choix méthodologique avant de passer à l'analyse
  • Relire vos résultats avec un regard critique avant de conclure